20.02.2012

Extraparlementaire sous le feu des projecteurs: Isabelle Descombes


Savez-vous que chaque année, entre 1'800 et 2'000 enfants sont en rupture, dont l'Etat perd toute trace ?

L'avantage de se préoccuper de la petite enfance, c'est que cela mène immanquablement à réfléchir sur toutes les étapes de notre vie : la crèche bien sûr, mais aussi l'école, l'adolescence, les débouchés - ou le manque de débouchés - des jeunes adultes. Isabelle Descombes, inscrite au parti des Verts de la Ville de Genève depuis fin 2010, est allée extrêmement vite : membre très active du comité du parti dès 2011, elle occupe depuis septembre 2011 une place à la commission extra-parlementaire de la commission de la petite enfance. Elle est également directrice de la "Boîte à la girafe", une association ayant pour objectif de créer un pont entre l'école et l'apprentissage, passage vécu avec difficulté par de nombreux jeunes. "Savez-vous que chaque année, entre 1'800 et 2'000 enfants sont en rupture, dont l'Etat perd toute trace ?", se révolte Isabelle. "Il faut valoriser les métiers manuels, pousser les adolescents à être créatifs", explique-t-elle. 

C'est un engagement viscéral et de longue date dans les enjeux de société qui l'a poussée à atterrir en fin de compte en politique. Elle a, comme tant de Verts, fait ses premières armes dans la lutte contre le nucléaire ; mais ce qui la rapproche le plus des Verts, c'est la place accordée aux minorités, l'ouverture affichée du parti : "Chez nous, tout le monde a une place", confie-t-elle. Écologie et social, telle est la recette professée chez cette pragmatique, mais qui n'hésite pas à prendre de la hauteur :"L'écologie signifie aussi pour moi qu'il y a l'humain au milieu, et que le combat doit se faire aussi pour lui".

Ce combat, la Verte le vit au quotidien, proposant quantité de réformes pour tous les âges et tous les milieux sociaux. Pour les enfants plus précisément, Isabelle voudrait créer des parcs avec des animations régulières - ce qui aurait pour effet de créer de nouveaux emplois. Elle appelle également de ses voeux une sensibilisation à la consommation et à l'impact environnemental dès l'école. Ce type de programme s'inscrivant dans la durée, - car il faut savoir adapter son discours à l'âge - il permettrait d'éduquer le jeune et éviterait d'avoir à réprimer le moins jeune.

Pour Isabelle, le défi du logement se doit d'être relevé sans plus attendre : "Je trouve aberrant que des gens soient mis à la porte pour le non paiement du loyer. Je pense que nous pouvons nous inspirer du modèle lausannois, où la prise en charge du bail à loyer par la municipalité évite des drames humains et se révèle plus économique pour tous", propose la Verte. Elle n'en est plus à son premier coup d'essai en la matière, puisqu'elle a déjà contribué au lancement  de la pétition pour des logements d'urgence, lors de la campagne municipale de 2011 et qui a été déposée il y a peu.

Si être Vert c'est apprécier ne pas avoir de pollution sonore ou lumineuse qui nous empêcherait de regarder les étoiles, c'est aussi et avant tout avoir les pieds sur terre, et travailler sur du concret ; rien de mieux que de regarder s'activer Isabelle pour s'en convaincre.

 

(interview réalisée par Jean-Claude Vignoli, membre du comité Ville)

19:31 Publié dans interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : extraparlementaire, verts, interview, logements, enfants | |  Facebook

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