02.02.2012

Transports: la guerre doit finir !

L'insatisfaction légitime des Genevois-e-s face au nouveau réseau TPG, et à la mobilité cantonale en général, est l'occasion de revenir sur les causes profondes de l'incapacité de notre canton à mettre en place une politique des déplacements efficace et cohérente. La guerre des transports aura provoqué ce que produit toute guerre: des pertes pour toutes les parties au conflit. Car aujourd'hui, il faut l'admettre, ni les automobilistes, ni les usagers TPG, ni les cyclistes, ni les piétons ne peuvent se dire satisfaits de leur mobilité à Genève.

Pourquoi en est-on arrivé là? Est-ce inhérent aux villes? Pourtant, lorsque l'on se promène à Zurich, Bâle ou Berne, on ne peut qu'admettre qu'il est possible de bénéficier d'une politique urbaine des déplacements de qualité. Mais quelle est la différence fondamentale entre ces villes et Genève?

Alors que nos compatriotes alémaniques ont eu le courage d'assumer la «priorisation» de certains modes de transport, à Genève, crispés sur le principe du «libre choix du mode de transport», d'ailleurs repris par la Constituante, nous avons donné l'illusion de pouvoir satisfaire tout le monde.

C'était l'échec programmé: aujourd'hui, les voitures bloquent les bus, qui bloquent d'autres voitures, qui bloquent les vélos qui finissent par aller sur les trottoirs et déranger les piétons.

Et que ceux qui pensent que les TPG sont le principal facteur de ce chaos prennent le temps de réfléchir sur ce chiffre: depuis le renouveau du tram sous Cramer, en 2001, à aujourd'hui, il y a 50 millions de voyages supplémentaires en transports publics. Imaginez que ces voyages soient faits en voiture... ça ne serait plus le chaos, mais l'enfer!

Disons-le clairement, tout constitutionnel qu'il est, le principe de «complémentarité des modes de transport» qui prévoit «une accessibilité optimale du trafic privé au centre-ville» nous a menés droit dans le mur. Il est temps de passer de la complémentarité à la subsidiarité des modes de transport. Ainsi, les modes de transport seraient priorisés en fonction de leur usage d'espace par personne (le moins possible), leur consommation d'énergie (le moins possible) et leur opportunité (est-il possible de prendre un autre mode de transport?) En zone urbaine, la hiérarchie de priorité des modes de transport serait évidente: marche à pied, vélos, transports publics, deux-roues motorisés et, enfin, voitures. Celles-ci ne seraient pas bannies, mais ramenées à leur juste place, à l'image des villes alémaniques.

Il est temps pour tous les acteurs politiques d'admettre ce simple principe de bon sens et de mener une politique consensuelle de la mobilité judicieuse dans ce sens. C'est la seule voie à suivre pour sauvegarder la mobilité dans une Genève qui grandit.

Antonio Hodgers, Conseiller national

 

 

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10.12.2011

A lire, et vite!

Tirer les enseignements des urnes, planifier le budget, les Verts s'expliquent.

Ueli Leuenberger, tout d'abord, revient sur les élections du 23 octobre sur son blog. Le président des Verts suisses démontre que le résultat ne reflète pas les progressions réelles, et adopte une posture combative et tournée vers l'avenir:  Les Verts resteront au front

Fabienne Fisher, ensuite, présente la position des Verts en matière bugétaire. La présidente des Verts - section Ville de Genève rappelle l'attachement des Verts à un budget équilibré, et précise qu'il est primordial d'Appliquer le principe de précaution au budget 2012 de la Ville !

Bonne lecture.

10:35 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : président, présidente, économie, élections | |  Facebook

19.10.2011

Pourquoi l'écologiste qui s'engage se doit d'être Vert-e

Aux côtés du lieu commun qu'est la sempiternelle phrase "c'est l'atome ou la bougie", le militant vert se voit opposer un autre grand classique : pourquoi "l'écologie" devrait-elle s'intégrer dans la politique ? Pourquoi un parti Vert, plutôt que des partis tentés de vert ? L'écologie n'aurait ainsi pas sa place dans un monde gouverné par l'axe gauche-droite, l'écologie ne devrait pas se plier aux règles idéologiques de la sphère politique.

Pour autant que l'idée d'une dépolitisation de l'écologie paraisse séduisante - tous les partis pourraient ainsi intégrer la perspective écologique dans leur programme - on se rend pourtant rapidement compte qu'un tel idéal ne saurait se réaliser sans idéologie. Et cela pour deux raisons, que je ferai brèves, car il ne reste que peu de temps pour voter - jeudi soir par correspondance, si l'on veut être sûr de voir son vote pris en compte !

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